Villefranche, la grande rade.

Aucun poste à quai pour un 50 mètres : plus de 300 mètres d'eau à l'entrée d'une rade sans plateau continental, entre le cap de Nice et le cap Ferrat. On y opère à l'ancre, en tender, sous arrêtés préfectoraux — le mouillage de référence entre Nice et Monaco.

Villefranche-sur-Mer ne s'aborde pas comme une marina : la ville n'offre aucun poste à quai à un superyacht, et n'en a pas besoin. Entre le cap de Nice et le cap Ferrat s'ouvre l'une des rades les plus profondes de Méditerranée occidentale — plus de 300 mètres d'eau à l'entrée, pas de plateau continental, un canyon sous-marin qui prolonge la baie vers le large. Ici, un 50 mètres vit à l'ancre, sur zones réglementées, et touche terre en tender.

Cette profondeur a d'ailleurs fait de la rade un site scientifique de rang mondial : au « Point B », par quelque 80 mètres de fond, l'Institut de la Mer de Villefranche (Sorbonne Université / CNRS), installé dans les bâtiments de la Darse, échantillonne l'eau chaque semaine depuis 1957 — l'une des plus longues séries hydrologiques de Méditerranée.

Mouiller ici, c'est surtout entrer dans un corpus réglementaire à part entière :

  • AP n° 204/2020 — depuis le 14 octobre 2020, le mouillage et l'arrêt des navires de 20 mètres et plus sont réglementés sur le secteur qui court de l'embouchure du Var à la limite des eaux territoriales françaises, monégasques et italiennes, rade de Villefranche comprise — quand le seuil reste à 24 mètres dans l'ouest du département (AP n° 205/2020).
  • AP n° 252/2022 — la navigation, le mouillage et la plongée sous-marine dans la rade font l'objet de cet arrêté dédié du 8 août 2022, propre au plan d'eau.
  • AP n° 157/2024 modifié — pour les unités de 45 mètres et plus, ou de 300 UMS et plus, c'est ce texte, modifié en dernier lieu par l'AP n° 177/2026 du 3 juin 2026, qui fixe les zones et interdictions de mouillage liées à la posidonie : le cadre qui s'impose à un 50 m+ dans la rade.
  • ZMEL — en service depuis 2022 (AOT n° 264/2020), la zone de mouillages communale aligne des ancrages écologiques sur deux secteurs, Rochambeau (jusqu'à 12 m) et Palais de la Marine (jusqu'à 16 m). Réservée aux unités de 6 à 16 mètres : un superyacht n'y a pas accès — il mouille sur ancre dans les zones autorisées, ses annexes étant reçues au Port de la Santé ou à la Darse.

La rade est aussi le premier site de croisière au mouillage du département — environ 90 escales et plus de 220 000 passagers en 2019, selon les ports départementaux. Depuis l'arrêté interpréfectoral du 9 décembre 2025, cet accueil est plafonné : 2 000 passagers débarqués par jour d'escale en moyenne annuelle, 3 000 simultanés au maximum, un seul navire de plus de 1 300 passagers par jour et par zone de mouillage — les escales déjà programmées pour 2026-2027 restant exemptées. Savoir quel matin un paquebot occupe la rade et son débarcadère n'est pas un détail quand on opère en tender : c'est le type de veille que nous tenons sur l'ensemble de notre zone Côte d'Azur.

Autour du mouillage

Le pied à terre
d'un navire à l'ancre.

Port de la Santé

Le débarcadère de la rade, au nord de la citadelle : 230 mètres linéaires de quai, 51 anneaux et 51 bouées, une cinquantaine d'unités accueillies d'avril à octobre, capitainerie quai Amiral Courbet. Pêcheurs, navettes des navires au mouillage — et vos annexes. L'un des deux ports départementaux gérés par le Département des Alpes-Maritimes, juridiquement distincts du port de Nice.

Port de la Darse

L'ancien port royal des ducs de Savoie, engagé après le siège de Nice de 1543 : môle de 1725, bassin de radoub de 1730 (62 m × 12 m), corderie de 1772 — le tout inscrit monuments historiques depuis 1991. Aujourd'hui port de plaisance de petites et moyennes unités — de l'ordre de 500 places — avec carburant 24h/24, aspiration des eaux noires et aire de carénage. Pas une escale superyacht : un appui pour les annexes.

Nice et Monaco à portée

Environ 4 milles nautiques du port de Nice, environ 8 de Monaco par mer. À terre, la gare SNCF, à proximité immédiate du Port de la Santé, met Nice à une dizaine de minutes de train ; l'aéroport Nice-Côte d'Azur est à une vingtaine de minutes de route. De quoi tourner invités et équipage sans jamais prendre un poste à quai.

Ce que nous y faisons

Le métier, vu du mouillage.

Préparer le mouillage avant que l'ancre ne tombe — vérifier le zonage en vigueur (l'AP n° 157/2024 a encore bougé en juin 2026), les interdictions liées à l'herbier de posidonie, et caler l'escale avec la capitainerie et le service des mouillages. Cette veille des arrêtés fait partie intégrante de notre mandat de yacht management.

Orchestrer l'escale en tender — rotations d'invités et d'équipage via le Port de la Santé, avitaillement depuis Nice, mouvements calés hors des créneaux d'escale croisière. Une escale à l'ancre se planifie plus finement qu'une escale à quai : chaque transfert dépend de la météo et d'un débarcadère partagé.

Encadrer les opérations d'annexes au titre de l'ISM — les transferts de personnes entre le bord et le quai sont des opérations à risque que le SMS doit couvrir : procédures tender, limites météo, dotation et rôle de l'équipage. Nous les passons en revue lors de nos pré-audits ISM/ISPS.

Tenir l'option de repli — la rade a la réputation d'être l'un des mouillages les plus sûrs de la côte, abritée de la plupart des secteurs de vent mais ouverte au sud. En haute saison, il n'est pas rare qu'elle serve de mouillage de nuit aux navires sans poste à Monaco : l'anticiper fait partie du passage planning que nous préparons avec le capitaine.

Votre yacht mouille entre Nice et Monaco ?

Zonage du mouillage, veille des arrêtés, opérations tender via le Port de la Santé : nous cadrons l'escale à l'ancre avant qu'elle ne commence. Réponse sous 48 h.

Prendre contact