Une procédure de bord ne devrait jamais être un document générique téléchargé la veille d’un audit. C’est pourtant le quotidien d’une partie de la flotte : des SOP recopiées d’un navire à l’autre, des références réglementaires périmées, des responsabilités qui ne correspondent pas à l’armement réel du bord. Cursorio a choisi de s’attaquer au problème par le haut : son outil Procédures de bord est en ligne, gratuit et ouvert à tous — capitaines, officiers, armateurs, qu’ils soient clients ou non.
Le principe tient en une phrase : 39 procédures pré-remplies, éditables section par section, qui produisent un PDF prêt à intégrer au SMS du navire. Sans inscription, sans e-mail, et l’outil fonctionne hors ligne après la première visite — au mouillage sans réseau, il répond toujours. Il est disponible en quatre langues : français, anglais, italien, espagnol.
Les 39 opérations qui comptent vraiment à bord
Le catalogue couvre six familles d’opérations : pont et extérieur, hélicoptère, machine et technique, intérieur et invités, navigation et exploitation, urgences et exercices. On y trouve les classiques à haut risque — soutage, travail à chaud, entrée en espace confiné, consignation d’énergie (LOTO) — comme les opérations propres au yachting : mise à l’eau de l’annexe et des jouets, watersports invités, beach club, opérations hélicoptère, feux d’artifice.
Chaque modèle suit la structure qu’un auditeur ISM s’attend à trouver : objet, domaine d’application, références, responsabilités par rôle, précautions et EPI, déroulé en trois phases (avant, pendant, après l’opération), conduite en cas d’urgence et enregistrements associés. Le cartouche est déjà en place : établi par le Commandant, approuvé par le DPA, numéro de révision, date de revue.
Surtout, les 39 modèles reprennent exactement les 39 opérations de notre outil d’évaluation des risques 5×5 : mêmes identifiants, permis et seuils alignés, liens croisés entre les deux outils. Une opération = une évaluation des risques + une procédure. C’est ainsi qu’un SMS se construit.
Écrit par un marin, tenu à jour comme un SMS
Ces modèles ne sortent pas d’une banque de documents anonyme : l’outil a été conçu par le fondateur de Cursorio, Master Mariner (brevet STCW II/2 illimité) qui exerce comme DPA externalisé, et chaque modèle est bâti sur des références en vigueur : le COSWP dans son édition en vigueur (2026), les éléments 7 et 8 du code ISM, l’ISGOTT pour le soutage. Détail qui parle aux auditeurs : l’entrée en espace confiné cite la résolution OMI MSC.581(110), adoptée en juin 2025 et applicable depuis le 3 décembre 2025 — et non plus l’A.1050(27) qu’elle remplace et que l’on croise encore dans bien des SMS.
L’outil assume aussi ses limites, parce que c’est la seule position défendable en sécurité maritime : un modèle reste un point de départ. Chaque section doit être adaptée aux spécificités du navire — c’est tout l’objet de l’éditeur — et chaque PDF rappelle que la responsabilité de la procédure finale incombe au Commandant.
Gratuit, local, hors ligne — dès la conception
Aucune donnée ne quitte l’appareil : les procédures sont conservées dans un registre local, exportables en JSON pour archiver, changer d’appareil ou transmettre au DPA. Pas de compte, pas de collecte, pas d’e-mail exigé pour télécharger le PDF. Pour un document qui décrit les vulnérabilités opérationnelles d’un navire, ce n’est pas un détail : la confidentialité du bord est un sujet de sûreté autant que de discrétion.
Pourquoi offrir cela ? Parce que c’est la vitrine la plus honnête de notre métier. Les outils publics montrent le niveau d’exigence que nous appliquons aux navires sous gestion Cursorio — dont les équipages disposent, eux, d’un accompagnement complet : SMS tenu et révisé en continu, registres partagés avec le DPA, retours d’expérience mutualisés entre navires et astreinte 24/7. Un gestionnaire qui limite volontairement sa flotte peut se permettre de publier ses standards ; c’est même le meilleur argument commercial que nous connaissions.
Et ensuite
Un troisième outil est déjà annoncé sur la page Tools : un diagnostic guidé du profil de risque du navire (pavillon, classe, ISM, équipage, assurance). D’ici là, ouvrez une procédure, adaptez-la à votre bord, faites-la signer — et si vous voulez discuter de ce que donnerait votre SMS complet entre nos mains, le contact est direct.
Sources
- Code of Safe Working Practices for Merchant Seafarers — édition 2026 — Maritime and Coastguard Agency, 20 mars 2026
- ISM Code — Organisation maritime internationale
- Procédures de bord et Évaluation des risques — outils gratuits Cursorio